En marche vers 2033 avec les Églises protestantes, évangéliques et anglicane en Égypte

Donner avec joie

Près de la grande place Tahir nous entrons dans le temple protestante Kasr El Dobara, où le pasteur Sameh Mories nous reçoit. Cette paroisse dynamique remplit son grand temple chaque vendredi et dimanche. Comme l’Église à laquelle elle appartient elle est une combinaison entre une Église réformée historique et la spiritualité évangélique.

De gauche à droite, Martin Hoegger, Sherin Helmy, Sameh Mories, Olivier Fleury et Amany Saad.

Plusieurs ministères contribuent à son rayonnement. (voir : www.kdec.net ). Pour Noël et Pâques, l’église est trop petite. « Dites au pape Tawadros d’inviter les autres Églises pour 2033. Elles le suivront. Je suis avec vous. Des millions de personnes vous seront reconnaissantes. Allez de l’avant ! » nous dit-il. 

Durant le culte après notre entretien, la pasteure Noura Edward parle de la joie du don, à partir du récit de la femme pauvre qui donne de son nécessaire. Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. Pourquoi ?  Donner brise l’autorité de l’argent dans notre vie. Sinon celui-ci peut devenir un dieu. En donnant on se libère et on adore le vrai Dieu. En donnant on proclame que tout ce que nous avons lui appartient. Avant la multiplication des pains un jeune homme a donné tout son repas à Jésus… et cinq milles personnes ont été nourries ! 

Ce message nous encourage à continuer notre chemin avec générosité : qui sait ce qui peut naître de ces quelques miettes de rencontres ? Combien de personnes pourraient-elles être nourries par la rencontre avec le Ressuscité ? 

L’église de Kasr el Dobara

Un avant-goût du ciel en 2033 ?

Le lendemain nous visitons le Conseil des Églises protestantes d’Égypte qui représente 18 Églises. Andrea Zaki, son président, se souvient d’Olivier et de moi lorsque nous avions présenté la vie œcuménique à Lausanne lors des 40 ans du « Mouvement de Lausanne », il y a cinq ans !

A gauche Mikael El Dabaa et Andrea Zaki

Alors qu’en Égypte Noël est une célébration nationale, il en va autrement de Pâques. Il faudra que Pâques 2033 soit pensé avec sagesse. « J’adopte immédiatement votre idée, c’est la bonne nouvelle de notre rencontre. 2033 est une occasion unique, comme la décennie de la résurrection. Tous les chrétiens sont d’accord sur la résurrection. » Et de rêver en 2033 une grande célébration au pied des pyramides si le gouvernement l’accepte ! 

Mikael El dabaa, son proche collaborateur, également directeur du mouvement de Lausanne pour le Moyen Orient renchérit : « c’est une magnifique idée. L’Égypte a la plus grande concentration de chrétiens au Moyen Orient. Elle a une grande responsabilité dans cette région ». Et Lucia Rabbat ajoute : « le Seigneur aime cela. La pleine unité sera accomplie au ciel, mais 2033 nous en donnera un avant-goût ».  

 

Dire la résurrection à travers l’art

Mouneer Hanna Anis, l’archevêque du diocèse anglican de l’Égypte, de l’Algérie et de la Corne de l’Afrique nous attend dans son bureau aux canapés en cuir noir, style « pub british ». Prenant connaissance du projet il souligne l’importance d’atteindre la jeune génération, car les responsables actuels ne seront plus là en 2033.

La cathédrale anglicane 

Peintre et photographe à ses heures, il nous encourage à rejoindre les artistes, par exemple en faisant des expositions sur la résurrection dans diverses cultures. Lui-même a organisé une exposition avec des artistes de toutes les dénominations sur le thème du « Chemin du salut »

L’archevêque Mouneer Anis

 « Si l’histoire de Jésus est racontée dans la culture locale, cela rejoindra les gens. Mettre la foi et l’art ensemble est si important. Si nous voulons partager notre foi nous devons parler de nos raisons du pourquoi Jésus est mort et ressuscité, surtout dans une culture à prédominance musulmane. Je prie pour que cette décennie soit fructueuse, et que beaucoup de vies soient transformées », insiste-t-il.  

 

Et si le Seigneur revenait avant 2033 ?  

Le jour avant notre départ nous avions prévu de visiter le Vieux Caire dans l’après-midi. Ainsi en visitant Nasr Katkout, l’évêque des Assemblées de Dieu, vers onze heures, nous pensions que nous aurions le temps de réaliser ce projet…Mais notre rencontre a duré jusqu’à quatre heures…et le Vieux Caire fermait ses portes une heure plus tard !

L’évêque Nasr Katkout

C’est dire l’intérêt qu’a suscité notre projet chez ce dynamique responsable d’Église. Lequel vient d’organiser une grande Conférence dans le désert de Wadi Natroun. « Si le Seigneur revient avant 2033, nous ne perdrions rien ! dit-il avec le sourire. Mais je suis sûr qu’il vous aidera jusqu’à cette date ». Il s’engage à partager la vision de JC2033 à un groupe de jeunes pasteurs et nous suggère de visiter l’Égypte tous les deux ans, car « il faut rappeler les choses comme Jésus a annoncé à plusieurs reprises sa mort et sa résurrection. Votre projet est un bon projet et les Assemblées de Dieu vous aideront à le réaliser. » 

Martin Hoegger, responsable des relations inter-Églises de JC2033